Aux alentours des 5h15 du matin, j’ai eu la chance de recevoir 55h22, jeune compositeur indépendant lyonnais qui a fait son apparition sur la scène émergente lyonnaise et ce vendredi 25 mars sur la Main Stage du Reperkusound. J’y ai donc rencontré un mystérieux personnage aux influences multiples, en quête de perfectionnisme.

12909707_10154035893114557_7648357412955853777_o.jpg


1/ Infiltrée: Sous ton mystérieux personnage, il n’y a donc aucune production derrière, et il me semble que tu as fais le choix de l’indépendance sur ton projet. Pourquoi avoir fait ce choix ?

55h22 : C’est venu tout seul, quand tu fais un live machine t’as pas forcément besoin d’aide extérieure, donc tu fabriques des tracks, tu les bidouilles, tu les mets en place et au final tu les joues ! Pas besoin d’intervention externe, c’est le processus normal.

 I : Et t’as pas eu envie de plus développer ton projet en terme de communication, et d’être accompagné à un moment par une structure ?

55h22 : Si, bien sûr. Après j’ai d’abord envie de rendre mon projet plus présentable. Je travaille encore sur mon projet pour l’instant !

 

2/ I : Dans tes projets à venir tu n’imagines donc pas une collaboration avec un label ?

55h22 : Si ! Bien sûr que ça me plairait, j’aimerais avoir un label cool, qui me plaise, quitte à sortir mes projets un peu plus tard.  

I : Et donc c’est quoi pour toi la définition d’un label qui permettrait de faire monter ton projet ou qui correspondrait à ton projet ?

55h22 : J’aime bien les labels qui sortent de l’ordinaire, originaux, pointus. J’aime les labels qui ont une esthétique.

 

3/ I : Ta technique de composition basée sur le live, est originale et sort du cadre « DJ set » puisque tu es pour le retour à l’analogique et à l’utilisation de boîtes à rythme et de synthés ?

55h22 : Non, y’a méprise sur le mot analogique, je suis pour le hardware et donc pour le fait d’utiliser des machines mais après j’utilise aussi des machines qui ne sont pas analogiques. Ça peut être numérique. Le numérique ça sonne bien pour faire du numérique, et l’analogique ça sonne bien pour faire de l’analogique ! 

I : A partir de ça, Quelle est ta technique de composition ?

55h22 : La plupart du temps je suis chez moi tout seul.
Comment ça se passe… ? Ça fait un an que quand je fais un live je recompose tout. Je fais une track, mais j’ai envie de la faire évoluer donc je reprends tout à zéro. En fait je compose pas une track en me disant « tient je vais l’appeler comme ça », je compose mon live tout entier. Je commence par une ligne de batterie, une ligne de synthé puis je fais évoluer le truc. Je ne fonctionne pas track par track en fait.

 

4/ I : Au risque de calquer un peu les questions bateau d’interview, pourquoi 55h22 (ton réveil s’est bloqué comme ça ce matin) ?

55h22 : Ca fait une bonne symétrie sur un cadran, je trouvais ça cool. Ça m’aide aussi à être le premier sur les affiches. (rires)

 

5/ I : Si tu devais partager la scène avec un artiste ça serait qui ?

55h22 : Attends… Je dirais Lakker, mais j’ai déjà fais leur première partie (rires). Mais bon, j’aime vraiment trop ce qu’ils font en ce moment !

 

6/ I : Quelles sont tes influences ?

55h22 : En vrai ça vient des soirées Haste qui étaient proposées à Lyon, ils programmaient des trucs un peu breakés, une branche un peu post-dubstep où les producteurs se sont mis à faire de la techno en gardant leur côté bass, et je trouve ça très intéressant. C’est comme ça que je me suis tournée vers ça. Sinon j’écoute beaucoup d’électro de manière générale.

 

7/ I : Ton expérience Reperkusound en un mot ?

55h22 : Jouissif. J’avais beaucoup de pression parce que j’avais jamais joué sur une scène comme ça, mais après une fois que c’est parti…

I : T’as eu un bon retour du public non ?

55h22 : Bah, les gens sont pas partis quand je jouais (rires) donc c’est super, et puis…

I : Et puis ils sont restés !

55h22 : Oui voilà, je suis super content !


 

Facebook - Soundcloud

Publicités