Je reçois Røse, jeune DJ lyonnais et petit protégé du collectif Hapiness Therapy qui a déjà pas mal tourné dans la région. Une interview haut en couleur avec un Røse détendu qui nous confie ses désirs les plus fous et ses projets d’avenir.

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1/ Infiltrée : Salut Røse, tu es donc DJ lyonnais, tu fais parti de la scène émergente ce soir. L’aventure a commencé il y a tout juste un an pour toi et t’es déjà sur le Reperku. Donc félicitations tout d’abord !

Røse : Ouais, c’est super cool, je suis super content d’être là, j’y étais y’a deux ans dans le public, et là je me retrouve sur la scène !

 I: T’as également signé il y a peu chez deux labels Love & Other et Sweat it out music un label australien. Est ce que tu pourrais nous parler un peu plus précisément de ces deux collaborations ?

: Sweat it out music c’est un des labels de What so not, qui jouait également ce soir. Mon tout premier label c’est Sweat it out music, label sur lequel j’ai sorti mon premier remix. On l’a contacté avec mon manager Simon, on leur a demandé s’ils avaient une opportunité de remix, ils ont kiffé ce que je faisais, et ils m’ont dit « on vous propose une track à remixer »; c’était « Let me go » de Danny T.
C’est également un ami de What so not, donc c’est un peu comme une famille ! Le label c’était vraiment celui que je recherchais et je l’avais déjà en vue. C’était vraiment un pallier dans ma carrière, et ça s’est vraiment réalisé pour moi !
Danny T c’est une crème, il m’a parlé comme si je le connaissais depuis longtemps, et j’aimerais vraiment faire parti de cette famille!
Sweat it out music, c’est un des plus gros labels (sans vouloir me vanter) de house d’Australie avec Future Classic. Je vais d’ailleurs sûrement bientôt remixer un groupe qui s’appelle Indian Summer, mais c’est encore en discussion.

 

2/ I : Sur Lyon, tu fais parti du collectif Hapiness Therapy, qu’est ce que cela t’a apporté au niveau de ton projet ?

: J’ai quasiment commencé avec eux, ma première date c’était au DV1 avec Hapiness Therapy, et la soirée était sold out. C’était une grosse première expérience ! Avant, j’allais au DV1 en spectateur, et là je me suis retrouvé derrière les platines, c’était incroyable ! En quelque sorte on m’a laissé ma chance. Je serais toujours redevable de Simon et de Sylvain aussi, qui est directeur de l’association. C’est comme si Hapiness Therapy et moi on avait commencé à zéro. On s’est tous suivi et ça m’a aidé à acquérir l’expérience du live, du public et de connaître mieux ce public lyonnais d’ailleurs !
C’est vrai que quand tu n’as jamais mixé à Lyon et que tu fais ta première date, c’est pas évident, alors que là les gens ont kiffé. Je pense que je m’en rappellerai toujours. D’ailleurs, Je me rappelle que je commençais à 00h00 ou 00H30 et les gens sont tous rentrés les mains en l’air et ça donne trop le smile ! A la fin de mon set la salle était blindée !

 

3/ I : Si je devais retenir un de tes morceaux ce serait ton remix de Rachel K Collier « Squares into Circles », qui est aussi une artiste présente sur le label Love & Other. C’est quoi la « Røse touch » que tu as décidé de rajouter à ce morceau ?

R : La Røse touch ? c’est une basse qui se reconnaît et du piano. C’est les deux principaux éléments de Røse. C’est un piano, des accords jazz, des sorties de gamme, et la basse. J’avais déjà sortie une basse similaire que j’ai remodifié pour ce remix.
Le support que j’ai eu sur ce remix était incroyable. On va dire que c’est une des tracks dont je suis le plus fier parce qu’il y a vraiment un super rendu. Déjà quand j’ai entendu la voix de Rachel K Collier et que Love and Other m’a donné la chance de remixer le morceau c’était juste dingue ! C’est comme si tu cherchais un idéal; tu sais, t’as toujours une idée de ce t’aimerais faire, et que là on te proposait ton idéal de recale.
Rachel, elle a une voix jazz, soul, house et tous les éléments qu’il me fallait. Y’a d’ailleurs une track qui va bientôt sortir avec elle mais c’est encore en finition.
Comme le remix a bien marché, je me suis dis pourquoi pas lui proposer de faire une originale avec moi, elle a accepté, elle m’a montré des tracks qu’elle avait déjà et moi j’ai choisi celle que je préférais.

 

4/ I : Au risque de paraître un peu « journalistiquement » bateau, quelles sont tes influences ?

: J’écoute vraiment de tout; du jazz, de la house, de la musique électronique, j’écoute du rock encore. Un peu de dérivés de tous les styles en fait. Pour le projet Røse je m’inspire pas de Hardcore, mais tu pourras retrouver quelques influences rock. Par exemple le riff dans le premier drop de « Squares into Circles », ça ressemble un peu à une guitare alors qu’en réalité c’est un piano.
Après, mes vraies influences c’est la house des années 80-90 et la future house aussi.

 

I : Avec quoi tu travailles comme base, avec quels instruments, quel logiciel ?

R : Je préfère travailler sur des vocales, mais ça dépend. Quand t’as de l’inspiration et que t’as pas de vocales, tu crées tes notes, tes accords, ton instru. Après, quand c’est possible tu peux intégrer des vocales dans ton processus de création.
C’est vrai que j’aime vraiment travailler avec des voix, parce que j’aime bien coller à l’univers de quelqu’un d’autre pour avoir un petit sentier que je peux me permettre d’élargir.

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5/ I : Si tu devais partager la scène avec un autre DJ ce serait qui ?

: Je suis un grand fan de Laurent Garnier et de la manière dont il construit ses DJ set. Je l’ai vu plein de fois, le mec il passe de la techno à la UK house ! Je pense que c’est le modèle de DJ avec qui j’aimerais partager la scène. Bon après ça fait un peu bateau, Laurent Garnier il est tellement connu… (rires).
Après… Flume aussi pourquoi pas, What so not que j’adore également…
Discoure ! ah oui Disclosure ce serait un rêve. Juste de pouvoir mixer avant eux ça serait énorme !
Les mecs de Sweat it out music aussi, comme Danny T, parce qu’ils sont tellement sympas que t’as envie de les rencontrer les mecs !
Qui d’autre… Peut être Tchami, je le respecte parce qu’il a réussi à faire tout ce qu’un producteur rêverait de faire, c’est à dire d’être un précurseur et d’amener des producteurs derrière lui.

 

6/ I : Ton expérience Reperkusound en un mot ?

: Inédite. je pense que c’est le mot oui. Parce que c’est la première fois, que tout se passe bien pour l’instant, donc je m’en rappellerai je pense. C’est mon premier festival du coup c’est trop cool !

I : Et demain tu fais quoi ?

: Et bah demain je mixe au Social Club à Paris, pour une chaîne musicale / label qui m’ont invité à venir mixer. Des mecs que je connaissais déjà !

 

I : Cool merci Røse et à bientôt sur Lyon !
: Et bah merci à toi, même si tu m’avais prévu plus d’originalité dans tes questions ! (rires)


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