Last night, je prends la ligne B une dernière fois et je note trois / quatre questions sur le coin d’une feuille… Une heure plus tard je retrouve les Scratch Bandits Crew accompagné du grand Youthstar pour une interview improvisée à la hauteur de leur énergie scénique. On retrace leur entrée sur le label Chinese Man Records et on n’oublie pas de délirer un peu !

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1/ I : Salut les Scratch, vous êtes accompagnés ce soir par le rappeur londonien Youthstar pour l’occasion, donc déjà je suis ravie !
Première question, c’est bateau, c’est cadeau, pourquoi avoir invité Youthstar sur le Reperku ?

Youthstar : Parce qu’ils m’aiment pas !

Supa-Jay : Parce que déjà on est de Lyon, on a déjà joué à Lyon l’année dernière et on voulait revenir non seulement avec quelques nouveaux morceaux mais aussi quelques nouvelles surprises scénographiques. En plus, on a invité sur notre tournée différents MC qui sont sur notre disque. On a déjà invité Yousthar sur deux trois dates, ça c’est très bien passé donc on voulait faire profiter les lyonnais de ce featuring !

I : Bah on est très contents en tout cas !

Y : Moi je suis très content de m’être fait inviter sur le Reperkusound, on a passé la journée en studio aujourd’hui, ça c’est très bien passé, donc on va rigoler ce soir, on va faire jumper les gens !

 

2/ I : Vos influences sont entremêlées entre hip hop, jazz, et sur votre premier album « 31 novembre » j’y ai même entendu quelques sonorités métal sur certains sons…

Su : Bah disons que c’est plutôt des sons de guitare électrique il y a des trucs fins et des trucs un peu plus énergiques.

À partir de là, c’est quoi la source de vos inspirations ?

Sy : Bah déjà on utilise la platine comme instrument de musique, alors qu’à la base elle n’a aucun son, il faut donc lui en donner pour pourvoir la modifier. Notre truc à nous c’est d’utiliser la palette de son la plus large possible pour pouvoir sur scène jouer de pleins d’instruments et c’est ça qui fait « la pertinence de la discipline ». On joue plein de sons alors que les instrumentistes ne sont pas là. Mais on enregistre beaucoup d’instrumentistes; sur chaque disque y’a une vingtaine de musiciens qu’on a enregistré ! Et effectivement à l’époque y’avait pas mal de guitares, ça nous permet de manipuler nos propres sons, nos propres banques de sons et d’avoir une palette large et une musique métissée de pleins de styles tout en gardant une identité forte qui se dégage de notre projet.

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I : C’est marrant, parce que j’étais dans le métro y’a pas longtemps (encore une histoire de métro) et j’écoutais un track de votre premier album et j’ai cru reconnaître à un moment le même son que la sonnerie du métro… C’est normal ou c’est moi qui suis dérangée ?

Y : C’est parce qu’ils jouent souvent dans le métro en fait ! (rires)

Sy : Elle est bizarre cette ligne B…

Su : On a jamais enregistré ça, si ça se trouve il y a même un propriétaire de la sonnerie ! Y’a peut être quelqu’un qui te fait un procès si tu l’utilises…

Y : Wowowowo, tu sors du métro et tu payes ta SACEM ! (rires)

 

3/ Vous avez signé chez Chinese Man Records en 2015, comment ça s’est fait votre rencontre et votre entrée sur le label ?

Sy : En fait ça s’est fait super naturellement. C’est l’aboutissement de plusieurs années, on s’est rencontré sur des festivals où on faisait leurs premières parties. Ça s’est super bien passé humainement et musicalement, on avait énormément de points communs et on a beaucoup échangé. Ce qui a fait qu’avec Jay, quand les maquettes de stéréo set ont été suffisamment avancées, on a eu envie d’avoir un retour, et toujours très naturellement on a eu envie d’avoir LEUR retour. On est allés à Marseille, on leur a fait écouter, et ce qui est à la base était une rencontre informelle a débouché sur une signature de l’album. Ça s’est fait vraiment naturellement. On cherchait pas forcément un label, c’est plus l’aboutissement de tout notre travail et puis une relation de confiance aussi. Ils sont très professionnels, y’a aussi quelque chose d’humain qui passe et ils arrivent à concilier ces deux choses; à être très carrés professionnellement et bienveillants au niveau de l’humain. Tout ça a fait écho avec notre manière d’envisager les choses, donc ça a super bien matché et on est très contents !

Y : Because you’re nice guys ! Un galepin panaché et c’est parti quoi !

 

4/ Youthstar, une question pour toi ; t’es souvent amené à faire des collaborations avec les Chinese Man Records ; Deluxe, Taïwan MC… Pourquoi ce rapprochement avec Chinese Man ?

Y : Pourquoi je fais ça ? Parce que j’aime bien ! Honnêtement j’ai commencé très jeune à chanter et quand je suis arrivé en France, j’avais seulement 16 ans, je ne connaissais personne, j’habitais en Charentes, perdu… Après j’ai commencé à travailler avec Elisa Do Brazil qui m’a fait recontrer les Dirtyphonics et tout est parti de là !
Avant Dirtyphonics je travaillais déjà avec Taïwan dans les soirées drum and bass et il m’a fait rencontrer Chinese Man. Un peu comme les Scratch Bandits Crew ça s’est super bien passé humainement, on a fait une date ensemble et puis on a commencé à travailler ensemble. C’était à peu près en même temps qu’ils ont signé Deluxe à l’époque, et ils ont demandé à faire un featuring avec moi.
Petit à petit j’ai fais de plus en plus de dates avec Chinese Man et j’ai aussi travaillé avec Camo & Krooked. J’ai toujours passé beaucoup de temps à faire des featurings dans d’autres groupes. Finalement, là je suis en train de terminer mon dernier EP en solo (même si il y a beaucoup de featurings dedans) mais mon EP va aussi sortir sur Chinese Man Records, parce qu’on reste en famille ! Je suis très content de sortir mon EP solo et j’aimerais bien rester avec Chinese Man parce que c’est un peu la famille, c’est des gens à qui je fais vraiment confiance et c’est des supers amis, ça fait parti de ma vie ! I love it !

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5/ Votre expérience Reperksound en un mot ?

Su : Tu sais nous on est très superstitieux donc on dit jamais rien avant de jouer ! Mais à priori tous les ingrédients sont là pour qu’on passe une super soirée et que les gens aussi ! Mais effectivement la dernière fois ça s’est déjà très bien passé !

Y : J’avais kiffé déjà jouer ici avec les Dirtyphonics, c’était carnage ! Je me souviens bien du set, mais je me souviens pas de grand chose après… Et le lendemain j’avais très mal à la tête. Alors en général ça veut dire qu’on a passé une bonne soirée je crois ! Je suis très excité de jouer ce soir avec Jay et Sur et… on va faire un kiff !

 

I : J’espère avoir le temps de vous voir jouer ce soir, parce que je vous ai encore jamais vu !

Su : Si tu reconnais le son du métro tu nous fais signe !

Syr : Tu nous dis c’est là !

Y : C’est le métro, c’est le métro !

Syr : Doumdoumdoumdoum (en chantant)

 


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